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NEWSLETTER PNR 59
Edition3
Octobre 2009
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EDITORIAL
Premières conclusions
Mi-temps du PNR 59: de premiers projets dans le domaine des sciences sociales ont déjà été menés à terme. La publication de leurs résultats suivra d’ici peu. Mais il est également possible de tirer de premières conclusions des projets en sciences naturelles. Ainsi, l’on peut dire qu’il était juste de procéder aux expériences en plein champ avec du blé transgénique. Ces essais ont fourni des résultats que l’on n’aurait pas trouvés en serre. Il s’avère aussi que, sous les conditions légales en place, un groupe unique de chercheurs n’aurait pas été en état de faire de tels essais de dissémination: l’investissement pour la sécurité est si grand, qu’il dépasse le cadre de tout projet de recherche «normal».
Mais de tels essais resteront nécessaires aussi à l’avenir, car même si l’agriculture suisse restait exempte de génie génétique pour un temps indéterminé, nous dépendons de l’expertise de la recherche universitaire indépendante. Elle est indispensable pour de plus amples recherches sur les risques écologiques, pour le monitorage, ainsi que pour rester compétitif au niveau de la recherche internationale. La prochaine génération de jeunes chercheurs en sciences végétales dépend d’une formation optimale, car l’application du génie génétique vert dans le monde continuera incontestablement à gagner en importance.
Mais pour faire leur tâche, les chercheurs doivent pouvoir travailler en paix. Il reste à discuter comment protéger les champs d’essais. On ne peut tolérer que le travail scientifique de longues années soit détruit par des agitateurs. La seule solution est le dialogue. Selon un sondage représentatif, la population suisse en pense de même.
Prof. Dr. Dirk Dobbelaere
Président du Comité de direction du PNR 59

SECURITE ET INFRASTRUCTURE
Les coûts pour la sécurité sont énormes
Des incidents à Reckenholz et à Pully ont démontré que les essais en champ avec des plantes transgéniques ne peuvent pas être réalisés sans mesures de sécurité onéreuses. Si l’on veut poursuivre ce genre de recherche en Suisse, les conditions de base doivent être modifiées. Une solution serait la mise en place de champs d’essais protégés.
La déception des chercheurs fut grande: le matin du 13 juin 2008, 35 activistes masqués forcèrent l’accès au terrain d’essais grand de deux hectares à Zurich Reckenholz et coupèrent les plantes à la faucille. L’action ne dura que quelques minutes. Résultat: troisquarts des parcelles étaient plus ou moins fortement détruites; l’ironie du sort voulait que celles consacrées aux recherches sur les risques écologiques fussent particulièrement atteintes. Une partie des essais dut être interrompue, le rendement ne put être déterminé et une partie des résultats ne put être publiée. Le programme de plusieurs travaux de doctorat fut bouleversé.
Cette action destructive a pu se dérouler malgré les énormes mesures de sécurité auxquelles les chercheurs avaient été contraints par les autorités: une clôture de deux mètres avec fil de fer barbelé, plusieurs caméras de surveillance, ainsi que du personnel patrouillant de nuit et le week-end. Après l’acte de vandalisme, il a fallu augmenter les mesures de sécurité. Pour les essais de 2009 et 2010, les portes ont dû être renforcées et une clôture supplémentaire mise en place. Un spécialiste en matière de sécurité est également en action 24 heures par jour.
Attentat malgré une sécurité accrue
Après l’attentat à Reckenholz, les mesures de sécurité initialement planifiées ont également été renforcées à Pully, où du blé transgénique a été semé pour la première fois au printemps 2009. Cela n’a tout de même pas empêché des inconnus de jeter des bouteilles remplies d’un mélange de diesel et d’herbicides dans le champ d’expérimentation le 23 juin dernier. Les dégâts causés ne peuvent pas encore être chiffrés, car les données doivent encore être exploitées. Mais les expériences avec des plantes transgéniques valent couramment des millions, et souvent des carrières scientifiques en dépendent. De ce fait, des mesures de sécurité étendues et une surveillance continue sont inévitables, pense Michael Winzeler, de la station de recherche Agroscope Reckenholz Tänikon (ART). Il est responsable, entre autres, de la sécurité et de l’infrastructure des essais en plein champ. Il souligne qu’aucun chercheur ne prend volontairement le risque de devoir sans cesse se soucier du bienêtre de ses plantes et de ses collaborateurs. Et si plus personne n’est prêt à faire ces expériences, les éventuels risques écologiques de plantes transgéniques ne peuvent plus être examinés de manière scientifique.
La sécurité est autant chère que la recherche
«Nous nous trouvons aujourd’hui dans la situation absurde où la protection de l’essai en champ coûte à peu près autant que la recherche elle-même», dit Michael Winzeler. Bien que les chiffres exacts ne soient pas encore connus, lui et ses collègues chercheurs sont convaincus, déjà une année avant la fin des essais en champ à Reckenholz, qu’un concept de sécurité aussi coûteux que celui-ci ne serait jamais possible au sein d’un projet de recherche «ordinaire».
Onze groupes de recherche se sont associés pour les expériences de dissémination à Pully et Reckenholz. Un groupe unique n’aurait pas pu fournir l’effort énorme nécessaire à la sécurité et la logistique. Pour cette raison, Michael Winzeler est convaincu que «si l’on veut continuer à faire en Suisse des essais en champ avec des plantes transgéniques, et cela comprend aussi des études écologiques et de la recherche sur les risques, alors il faudra mettre en place l’infrastructure de sécurité nécessaire.» De tels «protected sites» sont en discussion dans divers pays; lieux pour la recherche où les coûts élevés pour la sécurité ne doivent pas être portés par le budget de recherche déjà serré.
Les chercheurs loueraient dans les champs protégés une parcelle pour leurs expériences. Il se peut qu’une telle infrastructure soit aussi soumise à une procédure d’autorisation simplifiée. Celle en place actuellement est basée sur la loi sur le génie génétique, et pour un chercheur isolé, il est pratiquement impossible de faire une demande pour un essai en champ sans soutien juridique et sans dépenses considérables.
Champs secrets ne sont actuellement pas une alternative
En Angleterre, la plupart des 54 essais en champ avec plantes GM effectués depuis l’an 2000 ont été partiellement ou complètement détruits. On y discute actuellement une alternative aux terrains d’essai avec infrastructure de sécurité spéciale: la tenue secrète de l’emplacement des essais en champ avec des plantes génétiquement modifiées. Ceci n’est pas possible sous la loi sur le génie génétique en vigueur en Suisse. Cette loi exige explicitement que l’emplacement des essais en champ avec plantes génétiquement modifiées soit divulgué au public.
Essais en champ
Du blé transgénique, présentant une résistance améliorée à l’oïdium, est planté trois années d’affilée dans deux sites différents (Zurich Reckenholz et Pully, près de Lausanne). Ces variétés de blé sont examinées quant à leurs bénéfices et risques écologiques dans huit projets coordonnés.
www.consortium-ble.ch
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Ces plantes de blé furent fauchées lors de l’acte de vandalisme sur le terrain d’essai de Zurich Reckenholz. Par la suite, les dispositifs de sécurité on dû être massivement consolidés.

ESSAIS EN CHAMP
Dedans n’équivaut pas à dehors
Les premiers résultats intermédiaires montrent que du blé muni d’un gène de résistance contre l’oïdium se comporte parfois différemment en champ qu’en serre. Pour les chercheurs, il est donc clair que si l’on veut poursuivre la recherche avec les plantes transgéniques et produire des résultats fondés, les essais en champ sont indispensables.
L’article six de la loi suisse sur le génie génétique dit que «la dissémination expérimentale d’organismes génétiquement modifiés est autorisée à condition que les résultats recherchés ne puissent être obtenus par des essais réalisés en milieu confiné». Préalablement aux essais en champ de Reckenholz et Pully, la question de savoir à quel moment les expériences en serre ne fournissent plus de conclusions fondées a provoqué des discussions échauffées. Greenpeace et treize autres ONG ont critiqué les autorisations de dissémination accordées par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), car les plantes transgéniques qui devaient être disséminées en plein champ n’avaient pas, à leurs yeux, été suffisamment examinées auparavant. Tant les chercheurs du PNR 59 que l’OFEV ont réfuté ce reproche.
Maintenant que les premiers résultats des essais en champ sont disponibles, Beat Keller, professeur de biologie végétale à l’Université de Zurich est plus que jamais convaincu: «nous avons mis en route nos essais de dissémination au bon moment. Les termes de la loi sur le génie génétique permettent malheureusement une grande marge de manoeuvre quant aux spéculations sur le moment idéal pour l’essai en champ.» Le groupe de recherche de Keller a introduit un gène de résistance spécifique contre l’oïdium dans la variété de blé sensible «Bobwhite». Avant les semailles du blé transgénique en champ à Reckenholz, des essais détaillés avaient eu lieu en serre. Ceux-ci ont démontré que le gène de résistance contre l’oïdium (Pm3) a l’effet désiré. Ensuite, des hypothèses quant aux éventuels effets secondaires indésirables provoqués par le transfert du gène sur la plante elle-même ainsi que sur les environs avaient été élaborées. Ce n’est qu’après que les expériences en laboratoire aient démontré que de tels effets négatifs ne surviennent pas, que les plantes ont été transférées en champ. Après la première année déjà, il s’est révélé que ces plantes sont réellement bien plus résistantes à l’oïdium que les plantes de contrôle non-transgéniques.
Conditions météorologiques stressent le blé
Dans trois des quatre lignées de blé semées, des différences dans diverses autres caractéristiques ont été constatées entre les plantes cultivées en champ et en serre. Les chercheurs ne peuvent pas dévoiler la nature exacte des différences avant la publication des résultats dans une revue scientifique spécialisée. Mais il est certain que ces résultats à eux-seuls justifient les essais en champ. «Tous les essais en serre imaginables n’auraient pas abouti à ces résultats. Les expériences en pleine terre sont indispensables.» Les effets secondaires sont probablement dus à des effets dits «pléiotropiques », causés par interaction du gène introduit avec les gènes naturels de la plante. Ces interactions peuvent induire des caractéristiques différentes dans une plante. Pia Malnoe, membre du Comité de direction du PNR 59 explique pourquoi ces effets ne s’observent qu’en champ: «Contrairement aux plantes en serre, celles en pleine terre sont plus «stressées» par le vent, l’incidence accrue de la lumière, les températures variables et les pluies irrégulières. Ces circonstances exercent une influence sur l’interaction des gènes.» Malnoe a déjà observé cet effet dans de nombreuses expériences, entre autres dans les années 90 à Changins, lors d’essais avec des pommes de terre résistantes à un virus. Elle souligne que de tels effets sont courants lors de la culture et du croisement de plantes, qu’il s’agisse de méthodes conventionnelles ou de technologie génétique. Des lignées présentant des traits indésirables sont simplement exclues des étapes suivantes de culture. Mais il est aussi possible qu’un effet positif inattendu apparaisse sur le terrain, que la résistance soit plus accentuée qu’en serre, par exemple. Pour Malnoe, les expériences de Reckenholz et Pully démontrent à quel point les essais en champ sont importants pour reconnaître au plus vite les interactions entre les plantes transgéniques et leur environnement. «De tels essais sont inévitables lorsque l’on veut développer des plantes transgéniques, que ce soit pour la recherche de base ou dans le but d’une application concrète.»
Une vue d’ensemble prend forme
En plus de tous les résultats intermédiaires déjà disponibles aujourd’hui, les chercheurs de huit hautes écoles et instituts de recherche suisses participant aux deux essais en champ à Reckenholz et Pully attendent bientôt de plus amples réponses à une série de questions concernant la biosécurité de plantes transgéniques. Il sera par ticulièrement intéressant de voir s’il existe des interactions entre les plantes de blé et des bactéries, des organismes du sol ou des insectes. Ces résultats seront disponibles au plus tôt l’année prochaine. Pia Malnoe est convaincue, aujourd’hui déjà, de leur caractère unique: «la diversité des expériences qui ont lieu dans le cadre de ces deux essais en champ nous procurera une vue d’ensemble des interactions entre des plantes transgéniques et leur environnement. De telles données ne peuvent pas être récoltées en serre.»
Encadré informatif
Sonde naturelle
Une autre expérience à Reckenholz confirme les premiers résultats de Beat Keller. Bernhard Schmid de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Zurich a observé les mêmes effets pléiotropiques chez des plantes dites phytomètres. Ces plantes sont employées comme «sonde» dans les essais en champ, afin de comparer le comportement écologique de blé génétiquement modifié avec celui du blé conventionnel. Auparavant, ces plantes ont été cultivées sous conditions optimales en serre, elles sont donc «naïves» face aux conditions environnementales en plein air. Les plantes descendantes sont ensuite cultivées dans diverses parcelles qui varient quant à la variété de blé, la fertilisation ou la contamination par des agents pathogènes. L’influence de ces facteurs environnementaux s’exprime par la suite dans le comportement de croissance, la biomasse et la reproduction de ces plantes de mesure. Les résultats intermédiaires obtenus par Bernhard Schmid indiquent qu’à l’avenir, les phytomètres se prêteront réellement à l’examen bon marché et sous économie de place des risques éventuels de plantes transgéniques. Ces résultats sont actuellement en stade de vérification à l’aide des données obtenues lors de la deuxième saison de culture.
Responsable de projet:
Prof. Dr. Beat Keller
Institut für Pflanzenbiologie, Universität Zürich
Zollikerstrasse 107
8008 Zürich
Téléphone: 044 634 82 30
E-Mail: bkeller@botinst.uzh.ch
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Les interactions entre le blé génétiquement modifié et l’écosystème sont étudiées en plein champ.

RISK ASSESSMENT
Evaluation du risque entre globalité et praticabilité
Combien et quel type de recherche faut-il pour l’évaluation des risques associés aux plantes génétiquement modifiées? Lors d’un débat soutenu par le PNR 59, Angelika Hilbeck de l’EPF de Zurich et Alan Raybould de Syngenta ont justifié leurs approches différentes.
Le blé transgénique est-il digeste pour un ver de terre? Quels effets a le maïs génétiquement modifié sur la fertilité du sol? La résistance d’une plante transgénique à un champignon nuit-elle aux organismes utiles? C’est basé sur ce genre de questions que les risques écologiques des plantes génétiquement modifiées sont étudiés au sein du PNR 59. Quelles données et en quelle quantité sont effectivement nécessaires à une évaluation fondée des risques? Ces recherches doivent-elles être faites en champ ou au laboratoire? Ces questions sont autant controversées dans les milieux scientifiques que politiques.
Que signifient «nuisible» et «incommodant»?
Lors d’une manifestation organisée par le PNR 59 et l’Institut des décisions environnementales de l’EPF de Zurich, deux approches différentes de l’évaluation de risques potentiels de plantes génétiquement modifiées à l’environnement ont été discutées. Pour Alan Raybould, responsable de la sécurité de production à Syngenta en Grande Bretagne, les procédures actuelles d’évaluation des risques sont trop compliquées. Trop de données sont produites qui ne servent pas à l’évaluation réelle des risques, mais qui portent au contraire à des malentendus. «Un grand volume de recherche n’équivaut pas forcément à plus de sécurité», dit Raybould. La recherche n’est pertinente à l’évaluation des risques écologiques que lorsqu’elle sert à l’examen d’une hypothèse spécifique dans un but précis. Il faut des réponses à des questions claires. Dans ce but, il est tout d’abord nécessaire de déterminer ce qu’est un effet nuisible.
En réalité, le désarroi commence déjà au niveau de la Constitution fédérale suisse. Elle déclare que «la Confédération légifère sur la protection de l’être humain et de son environnement naturel contre les atteintes nuisibles ou incommodantes.» (Art. 74). Mais la définition de «nuisible» et «incommodant» est largement laissée à l’interprétation de chacun. Il n’existe aucune définition clairement acceptée, qu’elle soit scientifique, politique ou sociale. Que s’agit-il donc de protéger?
Pour l’évaluation des risques, Raybould exige une définition claire d’effets nuisibles des plantes transgéniques, «avant qu’on ne récolte simplement encore plus de données, afin de découvrir des effets, dont on ne sait même pas encore s’ils sont pertinents à la sécurité.» Raybould continua en disant que certains problèmes attractifs dans la recherche fondamentale sont, sous certaines conditions, insignifiants pour l’évaluation des risques.
Il est possible de répondre à beaucoup de questions sur les risques en laboratoire et Raybould ne voit pas pourquoi un organisme qui ne présente pas d’effets négatifs en laboratoire doit encore être testé en champ. De plus, des données existantes, sur une protéine toxique par exemple, peuvent être reportées sur un autre organisme, sans rendre nécessaire des essais en champ supplémentaires. Angelika Hilbeck de l’Institut pour la biologie intégrative de l’EPFZ contredit avec véhémence. A son avis, cette évaluation est à courte vue. Les résultats en laboratoire ne permettent pas de prévoir le comportement en champ. Ce point de vue fut également partagé par un doctorant qui examine dans des essais en champ à Reckenholz, dans le cadre du PNR 59, comment les plantes de blé réagissent à leur environnement. Il a découvert dans les expériences de dissémination des effets qui n’avaient pas été prévisibles après les essais en laboratoire.
Jugement de cas en cas
Hilbeck est convaincue qu’une évaluation approfondie des risques écologiques doit être effectuée de cas en cas. Il faut tenir compte de la plante, du gène transféré ainsi que des conditions écologiques auxquelles la plante transgénique va être soumise. L’écologiste présenta son «Whole Plant Approach», et elle le confronta au «Exotoxicology Model» classique, qui se contente essentiellement d’examiner la toxicité de protéines transgéniques isolées de microbes sur quelques organismes modèles. L’écologiste a testé son approche dans un projet de six ans, basé sur trois exemples au Kenya (maïs), au Brésil (coton) et au Viêt Nam (coton). Elle dit que son modèle est également applicable à une étude étendue sur l’évaluation de risques écologiques. Le publique objecta que ce modèle complet et écologique est très convaincant, mais qu’il se pose aussi la question de la praticabilité. Le modèle d’Hilbeck implique qu’une plante transgénique testée dans une région donnée doit être testée une deuxième fois en champ, lors de la culture dans une autre région écologique. «Les directives sont-elles différentes pour le Tessin que pour Bâle?» fut une des questions posées, ainsi que celle de savoir si cela n’est pas tout simplement beaucoup trop compliqué. Hilbeck croit que ce problème pourrait être résolu par la définition de régions biogéographiques. Une autorisation serait alors valable, non pas pour un certain pays, mais pour une région avec un caractère écologique défini.
Hilbeck et Raybould se mirent d’accord sur un point: ce n’est pas à la science ou à l’industrie de définir les valeurs limites pour les risques. «Nous ne pouvons qu’en surveiller le respect», dit Raybould. La société doit déterminer quels risques elle est prête à prendre.
«Plantes génétiquement modifiées: comment évaluer les risques et comment les contrôler?»
Série de conférences à l’EPF Zurich.
Agenda
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Angelika Hilbeck, écologiste de EPF Zurich
Alan Raybould de Syngenta
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