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Le blé peut-il être rendu durablement résistant à l’oïdium par transgenèse? - fini

Titre de projet: Analyse de la fonction du gène de résistance Pm3 dans le blé transgénique / Projet rattaché aux essais en plein champ avec du blé transgénique (consortium du blé)

Octroi: CHF 479 976.–
Durée: 48 mois

Résumé des résultats (pdf)

Description du projet

Certains gènes de résistance à l’oïdium protègent le blé contre plusieurs variantes – mais pas toutes – de l’agent pathogène. Dans le cadre d’une série d’expérimentations en plein champ, on étudiera divers moyens d’améliorer la résistance grâce à des techniques génétiques. L’association de plusieurs gènes joue un rôle décisif dans ce cadre.

Arrière-plan

Le blé a différents gènes responsables de la résistance contre l’oïdium. Il existe sept variantes d’un de ces gènes, dénommées allèles. Chaque allèle rend le blé résistant à plusieurs variantes d’oïdium, mais pas à toutes. Les blés conventionnels connaissent aussi plusieurs obtentions présentant une résistance à l’oïdium. Mais elle se perd souvent rapidement. C’est pourquoi ces allèles doivent être associés en recourant à des techniques génétiques. Seules des expérimentations en plein champ permettent de savoir si on peut ainsi atteindre une résistance durable.

Objectifs

Différentes variétés de blé transgénique sont testées dans le cadre d’un essai en plein champ (voir projet Keller I). Il importe, d’une part, de déceler si certaines variétés présentent effectivement une meilleure résistance à l’oïdium. D’autre part, on examinera l’impact du gène supplémentaire sur les performances de la plante, notamment sur l’ampleur de la récolte. Par ailleurs, le projet analysera comment l’environnement agit sur le comportement de la plante au niveau de sa résistance.

Méthodes

Diverses variétés de blé transgénique comportant un des sept allèles de résistance seront développées et testées en continu au niveau des processus de maturité des grains, de l’ampleur de la récolte et de la résistance du blé après contamination artificielle et naturelle par l’oïdium. Certaines variétés seront aussi cultivées sous forme de mélanges de semences. Parallèlement, des variétés de blé associant différents allèles dans la même plante seront produites. Dans le cadre de deux essais, il sera testé si, et dans quelle mesure l’oïdium se présente effectivement plus rarement.

Signification

Une étude en plein champ de cette ampleur sur des plantes transgéniques est réalisée pour la première fois en Suisse. Le projet suscitera non seulement une large discussion publique, mais produira de nouveaux éléments sur l’utilité potentielle des plantes génétiquement modifiées.

Institut für Pflanzenbiologie
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